
Dans la commune de Makokou, les tenanciers de snack-bars vivent un véritable cauchemar nocturne. Malgré leurs autorisations légales, ils accusent les agents du commissariat de ville d’orchestrer un système de racket quotidien.

Au cœur des quartiers Mbolo, Zoatab et du centre-ville, les gérants de débits de boissons sont à bout de souffle.
Pourtant munis de documents officiels du ministère de l’Intérieur leur permettant d’exercer en toute légalité jusqu’à 2 heures du matin, ils sont devenus la cible de descentes policières abusives.
Des opérations qui débutent dès 22 heures au prétexte systématique de « nuisances sonores ».

Sous la menace de voir leur matériel confisqué ou leurs portes fermées, ces entrepreneurs locaux subissent de graves intimidations.
Pour avoir la paix, ils sont contraints de verser sur-le-champ entre 30 000 et 40 000 FCFA.
« Aucun reçu n’est délivré », affirme sous anonymat, un gérant de snack-bars.
L’argent ne renfloue jamais les caisses du Trésor public, mais atterrit directement dans les poches des agents.

Une extorsion qui asphyxie financièrement des commerçants gabonais pourtant en règle et fragilise ainsi l’économie locale.
Face à cet abus d’autorité caractérisé, les victimes tirent la sonnette d’alarme.
Ils est urgent que la hiérarchie sévisse pour nettoyer les rangs de la police locale.
À Makokou, ceux qui sont censés faire respecter la loi ne doivent plus être ceux qui la bafouent.



